rendez-vous

Olympus OM 4
Agfa APX 100 / Rodinal 1+50

à l' ombre se cachent
je suivrai le mur
mure dans l' ombre
une ombre encore plus
sombre mon rêve prend
l' eau & le vin m' ass
omme le bruit d' un fruit
qui tombe ( le ) murmure
dans l' ombre a une bouche
deux lèvres des mains
qui recommencent
avant la fin je ne dis
rien de ce qu'il fallait
dire - il fait beau
- tu as froid point d' inter
ruption quelqu' un vient
j' entends le silence
des pas dans
la peur dans
l' avenir ou la neige
c' est pareil

beau miroir

Olympus OM 4
Agfa APX 100 / Rodinal 1+50

beau miroir nos yeux
ont passé l' âge des caresses
contre la mémoire
tu répands une eau sans profondeur
- Regarde-moi !
froide & lisse & lointaine
- Qui est-ce ?
j' imagine que tu le sais
dans ton dos
il y a quelqu' un
dont l' image est plus
forte que la tienne 
 

douane


sténopé 6x45, Foma 100
Rodinal 1+100, 1 heure

je déclare

mon amour infini
dans une valise
trois chaussettes deux slips
une chemise un pantalon
l' horizon collé sous
une vieille paire de bottes
un orgue un livre blanc
ton crayon merveilleux
& le droit irréductible
de passer

2

Revueflex 2000 CL
APX 400 ie 320, Rodinal 1+50

Prends !
elle a dit
 ma main trop petite
ne l' était plus
Merci
j' ai répondu
sans te quitter
des yeux 

-

sténopé 645, mouvement/exposition multiple
HP 5+ / Rodinal 1+100, 1heure

l' hématome vertueux
de son image à même
le corps
 

le lac

sténopé 645(fabrication maison)
HP5+ / Rodinal 1+100, 60 min.


je ne sais pas ce qu' il y a
dessous je regarde le lac
des racines ? les racines sont
partout attachent les hommes

aux origines les herbes les fleurs
à la terre j' aimerais être un
arbre qui marche si l' horizon
s' est arrêté pourquoi je devrais

attendre encore J' m' en souviens
du vieux chêne dans la chan
son d' abord il donnait
l' ombre & la fraîcheur aux

bécots enflammés puis son écor
ce aux romances il a finit en me
nuiserie il a finit encore & enfin
en fumée je regarde le lac

la cabane...


sténopé 645 (fabrication personnelle)
35mm / f:+/-288
HP5+ / Rodinal 1+100, 60 min.

la cabane me conviendrait
j' irais en vie parallèle
retrouver qui ou quand
 nous voudrons d' autres fois
qu' importe si le jour si la nuit
 on entendrait la scie mordre
 & des tas de mots sans importance
tomber dans la sciure
 on s' embrasse je jouerai
 la musique pour rien c' est
comme ça qu' elle enchante
un jour en hiver quand les arbres
 sont nus un oeil c' est toujours
l' oeil qui commence
forcera le secret de la cabane
 & même s' il ne (les) voit pas
il racontera un jour en hiver ils
sont nus couchés dans un livre