obsession





quand en rêve
la fille s'est déshabillée
presque apparue
en réalité

tu as perdu quelque chose ?
....

elle
pose
nue
sa
bouche
sur
mes
nuits

demain je l'attendrai
à cause
du sommeil
 qui ne viendra pas

note à part -
sans raison d'aimer
recommencer 
jusqu'à l'usure

les tiroirs





on épingle les papillon
des jours colorés

on garde en cicatrice
les heures douloureuses

on laisse quand même sans mémoire
tous ces instants éternels

des feuillaisons





l'arbre à l'inverse était
tout habillé au plus chaud de l'été

j'allais voir
entre les feuilles
la couleur de la culotte
d'une fille d'en face

et l'homme l'aima
il mit un peu
de sirop d'enfant
dans son ventre

l'arbre à l'inverse d'elle
quand vint l'hiver se dévêtit


(en)vie





l'ombre ne marque pas la pierre

vêtue
de mon corps transparent

l'ennui immobile
de la cendre ne garde pas le feu
des choses simples

pleine
d'un seul amant

la poussière ne se souvient pas


loi de la jungle





il a mangé l'homme

repu

ne restent dans l'assiette

que les pièces qu'il n'avait pas

bues


l'oubli





tu as posé
sous mon oreille
quelques mots
un baiser
une fleur

nous avons repris
main dans la main
le chemin
de la maison
de l'oubli


cantiques





Comme, à l'aube, la rosée
Aimons nos rêves
nés dans la nudité

Les milles fleurs

tu m'ennoblis
dira-t-elle arondie
comme est la lune

sous les poussières
D'un arbre séculaire
l'homme

Doucement devant mes yeux

retire ma robe
ferme nos yeux
L'éternelle vérité

L'instant de paix
sentait la cigarette
La nature était parée

sous nos draps défaits

la merveille s'effacera
Sachons dire un mot gentil
avant de nous abandonner

Vas-tu faiblir, ô jeunesse
tu parles seule
maintenant d'un autre âge

Oh ! j'ai besoin de toi

est-ce la mère, est-ce l'enfant
est-ce l'amant
cette voix qui s'est éteinte