nos derniers regards ?

pour elles,

 Nikon FG, Foma 400
oct. 2015

liquide
douleur
qu'une ligne de paume
hurlait
sans qu'on le sache

perdre n'est pas
toujours
conjugué au passé

te souviendras-tu
encore
de moi
quand tes rires
recommenceront ?



la maison d'été

Sirène 135 ( juillet 2015)
(Foma 100 9x12, ie 80
R 09 1+100, 60 minutes)


c'était une ferme
il y a deux cents ans
ou plus ou moins
une "cousine" y vivait
avec une vache & quelques poules
sans terre mais ce toit
On dit elle sortait sa vache
tous les jours
au bord des chemins
au bout d'un bout
de corde

c' est depuis la maison estivale
de la famille
avec la pierre qui sent le vieux
& des fantômes qu'on peine
à oublier

nuit d'été

Foma 400, Yashica TL-Electro

plus tard
quand nous n'aurons
ni plus chaud ni froid encore
je me souviendrai
de ces intenses solitudes
d'été


pour toi

sténopé 9x12
foma 100 ie 80

parce que tes mots
sur une pierre
durent plus que les rêves

pour nos silences
plus que nos mots
tu devineras


rêve


négatifs scannés
impression sur kraft A4

je t'ai vue
quelques nuits
d' autres photos
qui n'existent pas
aux yeux clos
je t'ai vue

peut-être au
verso ou par
transparence
de celle-ci

dans une lumière crue
elle
tu
apparus in
différente
je n'ai rien dit
je t'ai vue

c'est une statue

Nikon FG
Foma ISO 400

silencieuse

 c'est une statue

je ne dirai pas qu'elle souffre
l'eau de ses larmes
intarissable est sèche

c'est une statue
dont l'image me hantera
plus longtemps que la pierre

fleur

à Mézin
avant le 07 juin 2015



un texte vieux comme les fleurs
ça ne dure que saison mais depuis
l'origine du temps
précède attend ta voix
en écho ta voix encore
sonore
 
j' ai lu en silence
une fois
tes mots
en silence
 
fleurissent
& fleuriront